jeudi 8 juillet 2010

Je les ai croisés un jour

Ces deux-là aiment à passer du temps ensemble
Pas beaucoup, non, ils ne se connaissent pas trop
Mais il y a une forme de parenté entre eux

Ils ne se connaissent pas trop et pourtant
C'est un peu comme s'ils s'étaient reconnus
Leur gestes sont mesurés, sages, méfiants

Ils marchent dans la ville, le soir parfois
Pas par romantisme, ils regardent trop en dedans
Simplement parce qu'on s'écoute mieux le soir

Ils ont des mots doux, ils font attention
A essayer de parler sans blesser l'autre
Ni se blesser à la souffrance de l'autre

C'est étrange, une sensibilité mêlée à la hâte
De vouloir se montrer, de vouloir comprendre
Écouter l'autre pour peut-être se comprendre soi

Je les regardais s'éviter avec pudeur
Et je regardais leur ombre se toucher délicatement
Leur ombre peut-être plus vivante qu'eux-même.

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